Reconversion : devenir vigneron

Reconversion professionnelle Reconversion professionnelle - il y a 5 mois

Si le produit de la récole fait le délice de tous les amateurs de vin, le métier de vigneron n’est pas de tout repos. Il faut abattre un travail titanesque pour mériter les hommages du dieu de la vigne, du vin et de ses excès, Dyonisos.

Les facettes d’une reconversion en tant que vigneron

Labourer, semer du fumier et des engrais, planter la vigne à la main ou avec une machine, attacher les branches (ou « palisser » dans le jargon professionnel), tailler, brûler les branches inutiles tout en utilisant à longueur d’année des produits de protection de la vigne… Le métier de vigneron est un emploi à plein temps qui demande une attention de tous les instants avant le moment fatidique de la récolte et de la vendange. Ce n’est que beaucoup plus tard que le fruit de tout ce travail est enfin disponible : le vin !

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Le vigneron propriétaire des terres qu’il exploite doit avoir de véritables connaissances techniques et juridiques et aimer les métiers en plein air. Il doit en outre être dans une condition physique parfaite car le métier est éreintant.

Toute reconversion en tant que vigneron exige une passion pour le noble métier du vin car il n’est pas de belle récolte sans de multiples sacrifices et une bonne résistance au stress, notamment en raison des caprices de la météorologie.

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Quelles différences entre vigneron, viticulteur et viniculteur ?

Le viticulteur cultive exclusivement la vigne. Le viniculteur récupère le raisin du viticulteur pour en faire du vin. Le vigneron pratique les deux : viticulture et viniculture.

Agriculteur passionné, le vigneron supervise ainsi toutes les étapes de production du vin (entretien des sols et de la vigne, récolte du raisin pendant les vendanges, fabrication). Garant de la qualité du produit fini car il aura supervisé toutes les étapes et en aura assuré la cohérence, le vigneron peut se faire assister par un ingénieur agronome ou un œnologue. Quant à l’exploitation viticole, le vigneron peut être propriétaire ou locataire.

Quelle formation pour devenir vigneron ?

La profession s’ouvre aux CAP (vigne et vin), Bac Pro (conduite et gestion de l'exploitation agricole) avec différentes options possibles (technico-commercial, œnologie…) dispensés en particulier dans les écoles supérieures d’agronomie (ENITAB Bordeaux, ENSA Montpellier, ENSAT Toulouse).

Le salaire d’un vigneron

En moyenne, le salaire d’un vigneron avoisine les 27 000 euros brut par an, mais ce montant varie en fonction de la taille de l’exploitation et du type de vin produit. Il faut être un bon gestionnaire et ne pas rechigner à acquérir un savoir agronomique.

Les pour et contre du métier de vigneron

Le produit fini est source d’une incroyable satisfaction que l’on peut partager avec ses proches. C’est un métier qui s’exerce en pleine nature et qui demande des qualités relationnelles importantes, notamment pendant les foires d’exposants.

Cette profession permet de rencontrer de nombreuses personnes : coopératives, négociants, saisonniers… Le métier de vigneron exige le sens du commerce et de bonnes connaissances des nouveaux outils marketing.

A l’inverse, le métier de vigneron est particulièrement difficile lorsque le climat est néfaste. Il exige un travail physique parfois éreintant dans un contexte de concurrence nationale et internationale marqué.

© DR

Source : https://www.nouvelleviepro.fr/info/578/reconversion-devenir-vigneron

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